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- Inondés de friandises et de confiseries : les marchés d’Alger aux couleurs de Yennayer
Dimanche 24 Juin 2018
Journal Electronique

A quelques jours de la fête de Yennayer, certains marchés de proximité à Alger se mettent déjà aux couleurs du nouvel an berbère. Des bonbons multicolores, des friandises et du chocolat sont bien en vue sur les étalages. Des vendeurs de dattes réservent, à cette occasion, et d’une façon exceptionnelle, des espaces sur leurs étalages, pour accueillir de gros couffins en liège débordant de sucreries. Suivant la tradition, les jeunes commerçants proposent des mélanges de bonbons, de chocolats et de fruits secs.

 «Les familles n’auront qu’à se servir. Peut-être que cela encouragera ceux qui hésitaient encore à fêter le nouvel an berbère à célébrer l’événement !», espèrent-ils. L’affluence, toutefois, n’est pas vraiment au rendez-vous. Au marché Réda Houhou d’Alger centre  (ex Clauzel) notamment. Les passants marquent une pause au niveau des étalages des friandises et confiseries, s’enquièrent des prix mais ne s’y attardent pas davantage. Ceux qui en achètent ne sont pas bien nombreux.

«Les algériens se décident pour la plupart à la dernière minute. Il reste encore du temps devant nous avant Yennayer», soutiennent les commerçants. Ces derniers d’ailleurs, s’ils ont investi dans les friandises et confiseries à l’occasion de Yennayer, c’est parce qu’ils ont mesuré l’impact de l’annonce de l’officialisation de cette fête sur les citoyens. Beaucoup de familles de leur entourage, disent-ils, ont décidé de célébrer le nouvel an berbère après son officialisation. Évidement, cela engage des dépenses. Au delà des friandises, il faut aussi songer au repas, au coût que cela entraine. C’est ce qui fait hésiter Malika, une mère de famille aux revenus modestes. «Pour acheter des friandises déjà, il faut un budget. Si on suit la tradition, chaque enfant doit avoir sa part de bonbons, de chocolats et autres  fruits secs, ce qui coute de l’argent. Surtout pour les familles nombreuses. Quant on pense au plat traditionnel qu’on doit aussi préparer, ce n’est pas évident non plus», révèle-t-elle pendant qu’elle fait ses courses au marché de proximité d’El Mouradia. D’autant que le prix du poulet est en hausse ces derniers temps. «L’augmentation du prix du poulet, qui a atteint les 380 le kilo, n’a rien avoir avec Yennayer. C’est le prix du poulet nettoyé et vidé de ses abats», explique un volailler  au marché Ferhat Boussaad (ex Meissonnier) à Alger centre.

Une action de solidarité, jadis

 Pour cette raison, certains foyers optent pour des repas «économiques». Rencontrée au marché couvert d’El Mouradia, une mère de famille, qui a l’habitude de célébrer Yennayer chaque année, confie avoir choisi, à cette occasion, un plat sans viande. «Dans l’ouest, d’où je suis originaire, on a le choix entre plusieurs plats pour cette occasion. La viande étant chère, j’ai opté pour le «Cherchem», à base de blé, de fèves sèches et de pois chiches», explique-t-elle. Un plat dont la préparation commence, selon elle, trois jours avant Yennayer. «On trompe les fèves sèches et le blé dans de l’eau pendant trois jours. Quand ils sont bien gonflés on les fait cuire dans une grande marmite remplie d’eau, avec un peu de sel et des pois chiches. C’est une recette très simple mais délicieuse», assure-t-elle.

Au marché Ferhat Boussaad, les pâtes traditionnelles ( Rechta, tchakhchokha Dfer, Trida, Berkoukes) attirent l’attention de certaines consommatrices. «Dans ma famille, on prépare le Berkoukes (Plomb) au poulet de ferme et aux œufs dures pour célébrer Yennayer», souligne l’une d’entre elles. Ces pâtes, toutefois, sont plutôt boudées. «A plus de 200 DA le kilo, leur prix est un peu élevé. Surtout pour les familles nombreuses», observe-t-on. Le couscous, cependant, reste le plat favori. Il est, en tout cas, plus économique. «Je varie dans le choix des plats à l’occasion de chaque Yennayer. Je regrette seulement que certaines pratiques traditionnelles du nouvel an berbère ne se fassent plus aujourd’hui. Au temps de ma grand-mère, on préparait des plats à part qu’on destinait à ce qu’on appelle «Laadjouza» (vieille)», révèle une mère de famille. Elle explique que ces plats, en fait, étaient destinés aux pauvres. «On les mettait en évidence sur les terrasses. Les pauvres des quartiers savaient qu’ils y trouveraient à manger la veille du nouvel an et n’auraient qu’à se servir. Et pour ne pas effrayer les enfants par l’allure des pauvres, on leur racontait qu’il s’agissait de vielles femmes malades. D’où l’appellation de laadjouza», indique-t-elle.

Pour certains, cependant, «Laadjouza» est la symbolique de l’hiver et de la nouvelle saison agraire. Le Yennayer, selon cette mère de famille, n’était pas juste une fête festive mais aussi une action de solidarité. Elle raconte que dans la soirée de la veille de Yennayer, on mettait le plus jeune des enfants dans un grand récipient (Djefna) pour ensuite verser sur lui un mélange de bonbons, chocolats, fruits secs, amendes, noix…. «On appelle ce mélange «treze». On distribue par la suite les friandises à tous les enfants», rapporte-t-elle. Le terme «treze», en fait, vient du mot berbère «Adhrez» qui signifie «abondance». Elle a déploré, néanmoins, la cherté des fruits secs. Les noix, en effet, coutent entre 1900 et 2000 DA. Les amendes  18 00 DA, les pistaches  4500 DA et les bonbons  700 DA le kilo. Un mélange de bonbons et de pâtes de fruits coute jusqu’à 800 DA le Kilo. Certaines consommatrices achètent un peu de tout en très petites quantités. D’autres, se contentent de bonbons et chocolat bon marché. «On n’a pas besoin de célébrer le Yennayer avec faste. Chacun ses moyens. L’essentiel, c’est de partager un moment de joie», estiment-elles.

Farida Belkhiri 

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L'assemblée Populaire Nationale reprendra lundi ces travaux en session plénière consacrés au vote du projet de loi organique relatif à la mise en œuvre de l'exception d'inconstitutionnalité et celui de la loi de finances complémentaire de l'année 2018ainsi que du projet de loi organique de l’Académie Algérienne de la langue Amazigh.

 

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Le ministre de l’industrie et des mines, Yousef Yousfi, effectuera lundi une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Sétif.

 

Ministère du Tourisme

A l’occasion de la célébration de la journée nationale du Tourisme, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Abdelkader Benmessaoud, effectuera lundi une visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou.

 

Ministère des Moudjahidines

Le ministre des moudjahidines, M. Tayeb Zitouni effectuera lundi, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Saïda.

 

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’environnement et des énergies renouvelables, Fatma-Zohra Zerouati, recevra lundi, à 11h00, l’ambassadeur du royaume d’Espagne à Alger, M Santiago Cabanas au siège de son ministère.

 

 

Ministère de l’Habitat

Le ministre de l’habitat de l’urbanisme et de la ville, Abdelwahid Temmar, participe jusqu’au 27 juin à Djedda en Arabie Saoudite et à Abou Dhabi, Dubaï au Emirat Arabes Unis les journées d’informations sur le logement promotionnel public destinée aux ressortissants algériens à l’étranger.

 

Ministère de la Formation Professionnels

Le Ministère de la formation et de l'enseignement professionnels organise lundi à8h30 au Cercle Militaire Beni Messous Alger une cérémonie d'installation de conseil de partenariat pour la formation et l'enseignement professionnels.

 

Salon national E-commerce

Le Salon national du E-Commerce et du paiement électronique se tiendra jusqu’au 25 juin au Palais de la Culture Moufdi Zakaria.

 

Forum El Moudjahid

Le forum abritera lundi à 10h, la rencontre d’amitié et de fraternité citoyenne algéro-africaine, qui se tiendra à l’occasion de la visite de la délégation du collectif des citoyens africains résidents en France Amis de l’Algérie

 

Musée national du moudjahid

Le Musée national de moudjahid organise le 25 juin à10h à la kisma de Beni Messous et simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 271ème, rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

 

 

 

DGSN

Le directeur de la santé de l’action sociale et de l’activité sportive au niveau de la DGSN, présidera lundi à 8h30 à la maison de la culture Ibn Roch, dans la Wilaya de Djelfa, l’ouverture de la 77ème édition des journées d’information sur la sûreté nationale, qui auront lieu jusqu’au 28 juin.

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